Un sentier didactique commence par ce qu'il raconte

L'erreur la plus courante consiste à poser des postes, puis à chercher quoi y écrire. On obtient une collection de panneaux, pas un récit. Nous prenons le problème dans l'autre sens : le fil conducteur commande, les récits viennent ensuite, et le mobilier vient en dernier parce que c'est le message qui décide du support qui le porte.

Ce qui fait qu'un sentier ne prend pas

Un sentier didactique vit vingt ans. Ceux qui vieillissent mal se reconnaissent à trois choses : des textes écrits pour un adulte attentif, un mobilier choisi avant le contenu, et plus personne pour en répondre deux ans après l'inauguration.

Ce que nous faisons

La chaîne d'un sentier n'est pas celle d'une signalétique directionnelle, et l'outil le reconnaît : le fil conducteur se valide avant les boucles, les boucles avant les postes, les postes avant les récits, et le mobilier en dernier.

Améliorer l'existant est souvent le meilleur mandat. Un sentier que les familles du coin connaissent depuis vingt ans a une valeur que rien ne remplace : on le reprend, on le réécrit, on le remeuble, et on garde ce qui fait qu'on y revient.

Le Sentier de l'Ermite, à Blonay

Un sentier existant depuis plus de vingt ans, réhabilité plutôt que remplacé. L'Ermite, le personnage que les familles du coin connaissent, a été gardé et redessiné : c'est lui qui raconte la forêt et le travail des bûcherons. Les postes ont été bâtis par le Service des forêts avec du bois de la commune, et les sculptures taillées par un forestier-bûcheron du service.

14postes bâtis en bois communal
12sculptures taillées sur place
60avis laissés par les visiteurs

Ce qu'on nous demande

Combien de postes faut-il ?
Entre dix et quinze sur une boucle d'une heure. Au-delà, on ne lit plus. Le nombre se décide avec le fil conducteur, pas avant.
Peut-on garder le sentier existant ?
Souvent, oui, et c'est fréquemment le meilleur choix. À Blonay, nous avons gardé le personnage et le tracé, et refait les postes et les contenus.
Qui construit le mobilier ?
Le service des forêts de la commune quand il en a les moyens, ce qui coûte moins cher et ancre le sentier dans le lieu. Un atelier sinon.
En combien de langues ?
Deux ou trois selon le public. Les panneaux gravés supportent bien le bilingue ; au-delà, un code QR vaut mieux qu'un panneau surchargé.
Comment savoir si le sentier plaît ?
Un code QR sur le dernier poste invite à laisser un avis. C'est la seule mesure simple, et elle se lit sans outil.
Qui entretient ensuite ?
La commune, avec un inventaire tenu dans Balisia : chaque poste, son mobilier et son état. Un panneau abîmé se signale depuis un téléphone.

Parlons de votre projet

Un échange d'une demi-heure suffit à dire si Balisia répond à votre situation, et ce qu'un mandat représenterait. Nous intervenons dans toute la Suisse romande.

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